PREVENTION - FLORE
Lutte contre l’ambroisie

L’ambroisie envahit une grande partie de la région Rhône-Alpes, y compris l’Ardèche, et bien au-delà. Elle pousse, en particulier l’été, sur :
- les terrains fraîchement remués, laissés à l’abandon (chantiers, divers...)
- les terres agricoles (jachères non entretenues, vergers, certaines cultures : maïs, tournesol, ...) et les jardins des particuliers,
- les bords des routes, des rivières, ....
- les lits des rivières.

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La renouée du Japon



Plante vivace dont les parties aériennes meurent chaque année dès les premières gelées tandis que les parties souterraines (rhizome et racines) passent l’hiver au repos, de nouveaux bourgeons se développent dès le printemps.
Ses vigoureux rhizomes lui permettent de s’étendre rapidement. Un morceau de rhizome de quelques centimètres suffit au développement rapide d’une nouvelle colonie de plusieurs m2 après quelques années.
Plante spectaculaire, par sa taille : jusqu’à 3 mètres , la rapidité de son développement et sa croissance : plusieurs centimètres par jour !
Elle s’est acclimatée à toutes sortes d’habitats grâce à ses formidables facultés d’adaptation et sa résistance à l’air et aux sols pollués.
Une fois installé, un peuplement de renouées du Japon élimine rapidement toutes les autres espèces, même les plus courantes, contribuant ainsi à appauvrir et banaliser la flore naturelle.
La situation est d’autant plus préoccupante que les milieux colonisés recèlent des espèces rares ou caractéristiques de flore naturelle. La plante n’est pratiquement d’aucune utilité pour les oiseaux qui n’y accrochent que rarement leurs nids. Seuls certains insectes butineurs y trouvent quelque nourriture durant la floraison (août- septembre).
Se développant préférentiellement dans les milieux humides, acides à tendance eutrophe, c’est sa nature de compétiteur qui fait d’elle un véritable risque principalement pour la biodiversité de nos milieux humides.
Elle concurrence l’installation des ligneux (aulnes, saules, frênes… ) et des herbacées.
Elle ne contribue pas à la fixation des berges et même favorise le sapement de ces dernières (système radiculaire peu développé en dehors des rhizomes)
Elle est un frein au libre écoulement des eaux (tiges et rhizomes arrachés créant des embâcles dans les secteurs encombrés)
.
Elle réduit la diversité physique et biologique des milieux (disparition des caches à poissons, de la variabilité des ressources alimentaires).
Elle provoque des difficultés d’accès pour les usagers (pêcheurs, promeneurs) et un surcroît de travail pour les équipes d’entretien.
Elle est difficile à éliminer même par des méthodes radicales.


